Vidéos :

Parquet Etape 1      Parquet Etape 2     Parquet Etape 3    

Parquet Etape 4     Parquet Etape 5     Parquet Etape 6

Parquet Etape 7     Parquet Etape 8     Parquet Etape 9

Reportage Complet Interieurs

Innovation

1.   Applications

Au regard des caractéristiques et du comportement physique du matériau bambou, nous pouvons légitimement y voir un matériau de construction et envisager de le retrouver sous diverses formes dans de nombreux produits. Cette graminée ligneuse a une apparence proche de celle du bois qui demeure d’une esthétique à part. Cette herbe se trouve déjà employée dans plusieurs domaines recouvrant plus d’un millier d’applications.

En Europe, les applications qui peuvent trouver un marché sont les produits industriels. Pour se faire une idée, nous nous sommes penchés en détail sur certains de ces produits. Il apparaît que la technologie employée pour la transformation du bambou est empruntée à la filière bois.

Nous avons choisi ici de traiter :

-            le parquet et le lamellé-collé en bambou

-            les panneaux de bambou

-            la pâte à papier à base de fibres et de cellulose de bambou.

2.   Les matériaux à base de bambou

L’approche de la matière première provenant du matériau bambou puis de son utilisation ultérieure se rapproche sensiblement de celle effectuée sur le matériau bois lui-même depuis une cinquantaine d’années dans le Monde. En effet pour cette approche, deux manières de voir les choses sont envisageables :

  • Soit on se projette directement au bout de la chaîne et on se focalise sur les applications en choisissant la matière première idéale pour les réaliser
  • Soit on décline les différentes possibilités de la matière première puis on voit ensuite quelles applications peuvent être réalisables avec cette matière première.

C’est ce second point de vue que nous avons retenu pour promouvoir le bambu.

Présentation de la méthodologie

Une sélection peut s’effectuer suivant le débitage du bambou brut. On peut ainsi obtenir soit :

  • De la sciure,
  • Des copeaux,
  • Des fibres,
  • Des lanières,
  • Des lames larges,
  • Des tiges,
  • Des rondelles (tiges courtes).

A partir de ces différentes matières premières on peut alors fabriquer des produits transformés.  Puis finalement, on peut créer une matrice corrélant ces produits avec la matière première. Pour cela, il a fallu recenser les applications possibles avec leurs spécificités propres de manière à pouvoir leur attribuer la matière première idéale pour les fabriquer. En partant des produits transformés (ne sachant pas s’ils seraient disponibles en bambou), certaines applications se sont dégagées comme suit :

  • Les planchers nécessitants des panneaux à haute performance en flexion.
  • Le parquet et le lambris à base de lamellé-collé.
  • Les applications ameublement et agencement nécessitants une finition de haute qualité.
  • Les applications charpente et poutres en I qui nécessitent l’emploi de poutres et panneaux à haute performance en flexion.
  • Des applications secondaires (où le bois est bien implanté) comme le coffrage, l’emballage, les sols et les fondations.

En croisant les applications – marché avec les matériaux – produits, nous pouvons identifier des secteurs potentiels dans lequel le bambou peut être utilisé avec succès.

Chacun de ces secteurs a été analysé en terme de potentialité de marché, concurrence, besoin en développement, etc.

Jean-Luc Kouyoumji

Ingénieur de Recherche

Bambou Science et Innovation

Références Bibliographiques

 

1.  L. Beraldo  « Généralisation et optimisation de la fabrication d’un composite biomasse végétale-ciment à variations dimensionnelles limitées vis à vis des variations de l’humidité », Thèse soutenue le 20 juin 1994, Laboratoire du génie des procédés ENSTIB Université de Nancy I.

2.  R.Cabrillac (1992) : « Etude comparative des bétons de fibres métalliques, de verre et de bambou », Annales de l’ITBTP, n°504, pp 17-27,

3.  KG.Dahms (1995) : « Bambus : ein vielseitiger roh- und werktoff », Holtz-Zentralblatt, vol.121, n°6, pp.94-95,

4.  EWWBM, Encyclopedia of Wood and Wood Based Materials, Pergamon Press (1989) : « Bamboo », pp.19-26,

5.  D.Farelly (1988) : « The book of bamboo », Sierra Club Books, 2034 Fillmore Street,San Francisco , California 94115.

6.  P. François, P. Morlier (1993) : « Plasticité du bois en compression simple », . Matériaux et Techniques n° 12, 10 p,

7.  K.Ghavami (Nov.1988) : « Application of bamboo as a low-cost construction material », Proceedings of the Int’l Bamboo Workshop, 10p.,

8.  D. Guitard (1987) : « Mecanique du matériau bois et composites », Cepadues Editions.

9.  GRET (1986) : « Bambou-Caractéristiques physiques par rapport à la diffusion des produits de préservation », Groupes de recherches et d’échanges technologiques.

10.IL31 Bambus Bamboo (1992), Karl Krämer Verlag Stuttgart.

11.T.Itoh (1990) : « Lignification of bamboo during its growth », Holzforschung, vol.44, n°3.

12.JA.Jansen (1984) : « Better bamboo trusses », Bâtiment International, vol.17, n°11/12, pp.369-372,

13.JA.Jansen (1991) : « Mecanical properties of bamboo » Kluwer Academic publishers, London.

14.JA.Jansen (1995) : « Building whith bamboo » I.T.P. London.

15.ZH.Jian et YY.Ming (1990) : « Prospects for bamboo as a substitute for wood in Yunnan », Southwest Forestry College,

16.Langlais (1987) : « Bambou » Université de Paris VI, Ecole d’architecture de la Villette. Thèse soutenue le 20 juin 1984.

17.OH.Lopez (1981) : « Manual de construccion con bambu », Estudios Tecnicos Colombianos Ltda-Editores.

18.J.L. Kouyoumji, S. Périat (mars 1997) : « Potentialité du bambou dans le domaine de la construction » Newsletter n° 15, Belgian Bamboo Society, 7 p., fig., tabl. Antwerpen Belgique.

19.J.L. Kouyoumji, S. Périat (1994) : « Etude des potentialités du bambou en tant que matériau de structures legères », Laboratoire Matériaux et Sciences des Constructions, Université de Cergy-Pontoise. Mémoire de Travail de Fin d’Etudes.

20.W.Liese (1987) : « Research on bamboo », Wood Science and Technologie, n°3, pp.189-209,

21.T.Nomura et T.Yamada (1991) : « Growth of Moso Bamboo (Phyllostachys heterocycla) I. », Wood Research Institute, Kyoto University, Uji, Kyoto 611.

22.Z.Qisheng (1989) : « A study of bamboo plywood.III.Physical and mechanical performance for bamboo plywood », Journal of Nanjing Forestry University, vol.13, n°2, pp.13-18,

23.J.P. Roux, J.L. Kouyoumji, S. Périat (juin 1993) : « Structures Bambou », Laboratoire Matériaux et Sciences des Constructions, Université de Cergy-Pontoise. Mémoire de Travail de stage en laboratoire.

24.Sn. Sanyal, As. Gulati, Ak Khanduri (1988) : « Strenth properties and uses of bamboos » the Indian Foresters, Bamboo special, Vol. 114, n° 10.

25.F.Tamolang et al. (1980) : « Properties and utilization of Philippine erect bamboos », Forpride Digest, vol.9, n°3 et 4, pp.14-27,

26.H.Willeitner et Y.Chen (1985) : « Laborversuche zur fixierung eines ckasalzes in ginkgo, kiefer, buche und bambus », Holz Roh-Werkstoff, vol.43, n°11, pp.451-454,

27.M.Zhang et al. (1994) : « Production and properties of composite fiberboard », J.Wood Research, n°81, pp.31-33,

Caractéristique mécaniques du Bambou

1.   Résumé

Pour mieux connaître et valoriser le produit en Europe, nous proposons des données basiques bibliographiques. La comparaison des performances mécaniques du bambou à celles des bois usuels est nettement à l’avantage de l’essence étudiée. En effet, tous diamètres confondus le MOR (Module à la Rupture) en traction est de l’ordre de 200 MPa et en compression il est de 70 MPa. Le MOE (Module d’élasticité) en flexion est de 13500 MPa. En règle générale les propriétés physiques et morphologiques sont fortement corrélées au diamètre de la tige.

2.   Introduction

Le bambou est sans aucun doute un des plus anciens matériaux de construction. Il présente plusieurs avantages par rapport à d’autres matériaux d’origine végétale (comme le bois) :

-       Grande facilité d’adaptation aux différents sols et climats auxquels il est soumis [Liese 1987, Jian et Ming 1990],

-       Croissance rapide, il est exploitable dès la 4ème ou 5ème année [Itoh 1990, Nomura et Yamada 1991],

-       Facilement transportable, légèreté des chaumes,

-       Résistance spécifique très élevée (résistance par unité de masse) [Beraldo 1994],

-       Masse volumique des parois de l’ordre de 600 kg/m3 [Ghavami 1988, EWWBM 1989],

-       Possibilité inépuisable de création de produits dérivés à partir de lamelles refendues, de particules et de fibres [Qisheng 1989, Cabrillac 1992, Zhang et al. 1994, Beraldo 1994],

-       Utilisation possible dans la construction moderne [Jansen 1984 ; Farelly 1988 ; IL31 1992],

-       Fibre utilisable dans l’industrie de la pâte à papier, [Tamolang et al. 1980 Dahms 1995].

En revanche, il est vulnérable aux attaques biologiques [Willeitner et Chen 1985, GRET 1986] et il a de grandes variations dimensionnelles. D’autre part, son assemblage structural se heurte à ses caractéristiques morphologiques [Lopez 1981, Langlais 1987, Jansen 1995].

La résistance à la rupture d’un matériau est l’une des propriétés mécaniques les plus importantes pour le dimensionnement des structures. Les essais mécaniques (traction, compression, flambement et flexion) permettent d’obtenir la contrainte ultime (MOR) par type de sollicitation, ainsi que le module d’Young (MOE module d’élasticité).

Tous ces essais ont donné lieu à plusieurs séries de mesures dont nous avons extrait quelques tendances illustrant la variabilité du bambou : masse volumique, épaisseur, diamètre, humidité, MOR et MOE en traction, compression et flexion. Les résultats de cette étude statistique sont utilisés dans le but de comparer les valeurs trouvées expérimentalement à celles des bois usuels.

3.   Le matériau bambou

Un chaume de bambou est de section cylindrique creuse. Il est compartimenté par des nœuds, de telle sorte qu’il peut être considéré comme un ensemble de tubes séparés par des diaphragmes. La couche externe est recouverte d’un vernis naturel (cuticule), tandis que la couche interne est recouverte par une membrane. Sur le plan anatomique, le bambou est composé par trois types de cellules : les vaisseaux, pour la fonction de conduction ; les cellules de parenchyme, pour la fonction chimique et les faisceaux de fibres pour la fonction de résistance mécanique [Liese 1987 ; EWWBM 1989]. La lignification du chaume se fait de l’extérieur vers l’intérieur et progresse du pied vers le sommet de la tige [Itoh 1990].

Les directions naturelles du bambou sont comparables à celles du bois droit de fil. En effet, de par ses trois directions privilégiées (longitudinale, radiale et tangentielle) , le bambou peut globalement être considéré de la même façon (Figure 1). L’absence de rayons ligneux permet de confondre les comportements dans les directions radiales et tangentielles. Cette propriété revient à considérer le matériau bambou comme étant isotrope transverse.

Comme le bois, les différents types de cellules sont composés de cellulose (longues chaînes moléculaires partiellement cristallisées) et d’une matrice de lignine et d’hémicellulose (composés amorphes). La résistance du matériau est proportionnelle à sa composition chimique ainsi qu’à sa masse volumique.

Bien entendu, la teneur en eau influence les caractéristiques du bambou. En général, la résistance d’un pied sec est plus élevée que celle d’un pied vert. Cette différence est d’autant plus marquée que la tige est jeune [EWWBM 1989 ; Itoh 1990].

La coupe révèle une différence de masse volumique dans l’épaisseur, celle-ci varie de
0.5 à 0.8 g/cm3 de l’intérieur vers l’extérieur du tronçon. De même, au sein d’un pied de bambou, elle croît de bas en haut. La densité informe sur la quantité de fibres contenue dans la section, donc, sur la résistance du matériau. A titre d’exemple, la contrainte de traction ultime varie du simple au double suivant l’origine de l’éprouvette dans l’épaisseur [Itoh 1990].

4.  Les essais de résistance pratiqués sur le bambou

Ce sont les mêmes que ceux pratiqués sur le bois, à savoir la traction, la compression et la flexion. Nous présentons des résultats d’essais réalisés sur une espèce issue du sud de la France : le Viridi Glaucesens

a)    Les essais de traction

L’essai de traction se fait dans la direction longitudinale, parallèle aux fibres. Nous avons vu lors d’une précédente étude que la présence d’un nœud, de par la discontinuité des fibres qu’elle apporte, avait pour effet de diminuer les caractéristiques mécaniques du matériau [Lee et al. 1994; Roux et al. 1993].

Dans le cas du bambou sec, le diagramme charge – déplacement est pratiquement linéaire. La rupture de l’éprouvette est identifiée à la contrainte ultime du matériau (MORt). Dans le cas d’une éprouvette présentant des points de faiblesse, une rupture locale peut se produire bien avant la rupture finale. Dans tous les cas, nous observons une rupture de type fragile, le seuil plastique étant très réduit.

La série d’essais a permis de mettre en évidence la variation des propriétés mécaniques au sein de l’épaisseur. Les résultats montrent que le MOEt et le MORt sont beaucoup plus élevés à la périphérie du bambou qu’à l’intérieur.

Tableau 1 : Présentation des résultats des MORt et  MOEt obtenus sur 22 éprouvettes :

Position de l’éprouvette dans l’épaisseur de la paroi MORt (MPa) moyenneet coefficient de variation MOEt (MPa) moyenneet coefficient de variation
intérieur 79       25% 5 311  15%
milieu 140     12% 7 660  16%
extérieur 213     9% 13 460           5%

 

Rq : Les essais ont été réalisés avec des éprouvettes rabotées sur les quatre faces. Le fait que la cuticule ait été supprimée explique que les valeurs pour les éprouvettes proches de l’extérieur soient plus faibles qu’escomptées. Selon Atrops et al. (1969), le MORt varie de 151 à 210 MPa de l’intérieur vers l’extérieur (résultats obtenus sur 30 éprouvettes sans nœuds de section 1 x 10 mm). Cette information est de toute importance, car les éléments qui constituent notre lamellé-collé doivent être débités dans la zone périphérique de la section.

La valeur moyenne de la contrainte ultime sur l’épaisseur entière est : MORt = 238 MPa avec un coefficient de variation égale à 10%.

La valeur moyenne du module d’Young sur l’épaisseur entière: MOEt = 11 500 MPa avec un coefficient de variation égale à 19%.

A la vue de ces résultats, nous observons que le bambou est comparable en traction à un bois dense de droit fil en ce qui concerne le module d’Young.

Par ailleurs, du point de vue de la contrainte ultime de traction, il se place très nettement au-dessus de tous les bois couramment employés en Europe dans le domaine de la construction.

A titre d’exemple, nous avons joint ci-après un classement entre diverses espèces (résineux, feuillus, bambou).

a)    Les essais de compression

Le bambou, comme le bois, est un matériau cellulaire poreux qui, lorsqu’il est comprimé en grandes déformations, présente une courbe contrainte – déformation caractéristique où l’on peut observer un large domaine plastique. La moindre résistance à la rupture en compression est généralement expliquée par un mécanisme de rupture particulier connu sous le nom de « plan de cisaillement », faisant intervenir un phénomène de flambement lié à la décohésion des fibres [P.François et al. 1993].

Les essais sont réalisés sur une portion de la tige entre deux nœuds dont les dimensions sont normalisées (d’un diamètre D et d’une hauteur de 2D) et les portions sont découpées dans le sens longitudinal du chaume.

Le MOR en compression a une valeur moyenne égale à 61 MPa avec un coefficient de variation de 20%. Cependant, ces valeurs proviennent d’une large gamme de diamètres. Si on étudie le MOR à diamètre constant, alors le coefficient de variation est quasiment nul. Cette contrainte dépend donc fortement du diamètre du chaume et l’on peut noter que pour un diamètre de 40 mm la contrainte de rupture est de 80 MPa, alors que pour un diamètre de 60 mm elle est de 50 MPa.

La forte corrélation entre le diamètre et le MOR permet d’envisager un classement extrêmement simplifié pour des applications industrielles (classement en fonction du diamètre).

Toujours en vue de situer les performances du bambou en compression par rapport à celles d’autres bois connus, nous proposons l’histogramme suivant :

Figure 4 : contrainte ultime en compression axiale.

b)   Les essais de flexion

Les valeurs relatives à la flexion sont les plus courantes dans la littérature, l’essai est facile à mettre en œuvre et nécessite peu de moyens. Quand dans une publication on annonce une résistance à la rupture sans exposer la méthode d’obtention il s’agit souvent de la contrainte à la rupture en flexion. Dans tous les cas le module d’élasticité MOE est toujours obtenu à partir d’un essai de flexion. Sur 13 articles détaillés par Jansen (1991) un seulement concerne un essai de flexion 4 points. L’essai de flexion 3 points est plus répandu car plus rapide et permet de ce fait la confrontation des résultats.

Pour des diamètres inférieurs à 60 mm, Le MOEf moyen est d’environ 13500 MPa et le MORf est en moyenne de 100 MPa. Pour des diamètres supérieurs le MOEf est de 6500 MPa et le MORf est de 50 MPa.

Selon les essais nous remarquons que le module d’élasticité en flexion MOEf croît avec la hauteur de l’échantillon dans le pied de bambou. Cette variation est confirmée par différentes publications [Sanyal et al. 1988 ; Jansen 1991], le MOEf est en moyenne de 14000 MPa et le MORf est de l’ordre de 90 MPa, pour des essences de bambou de la même famille botanique : Phyllostachys.

c)    Tableaux des Résultats et Analyse

  Contrainte maximale (MPa) Contrainte moyenne (MPa) Module d’Young (MPa)
Traction 240 228 11500
Compression 80 61 -
Flexion 100 90 14000

Le bambou possède des propriétés mécaniques variant en fonction de la position de l’échantillon dans la tige. Le choix du diamètre semble être tout à fait indiqué comme paramètre de classification des propriétés. Un classement « machine », utilisant le diamètre comme paramètre sélectif, est facile à mettre en pratique à partir de ce qui se fait pour le classement du bois.

Un certain nombre de produits dérivés du bambou, sont disponibles actuellement en Asie, nous avons recensé : les panneaux de fibre, les panneaux fibrociment, les panneaux de particules, les panneaux contreplaqués pour plancher de camion, les panneaux tressés, les panneaux en lamellés collés, les parquets en lamellés collés, les poutres en lamellés collés etc… Ces nouveaux produits doivent être vérifiés vis à vis des exigences techniques conformément aux normes européennes en vigueur. De plus le large domaine d’application de ces derniers laisse présager un avenir certain.

Le bambou est donc une alternative possible de matériaux de construction ayant pour origine la biomasse. Sa culture est à mi-chemin entre la sylviculture et agriculture céréalière du point de vue de la durée des cycles de récoltes. Le développement de bambouseraies en Europe est tout à fait envisageable et fait actuellement l’objet de recherches. Le matériau bambou développe des propriétés de résistances et d’esthétisme intéressantes. Il peut donc être avantageusement utilisé dans le domaine de la construction, en tant que matériau structural, de décoration ou dans le domaine de l’ameublement.

d)   Les Performances Mécaniques Comparées

Comparons maintenant les performances du bambou par rapport à quelques matériaux usuels de construction (différentes essences de bois ainsi que le béton).

Caractéristiques Bambou Chêne Pin Béton Commentaires
Masse volumique (kg/m3)Information sur la quantité de matière de l’échantillon 580-700 700 530 2400 Plus la densité est élevée, plus le matériau est résistant
Contrainte ultime en Traction axiale  

[MPa]

240 90 100 2 Le Bambou est presque trois fois plus résistant à l’élongation que le chêne
Contrainte ultime en Compression axiale  

[MPa]

80 58 50 25 Sert à prévoir le comportement des zones comprimées qui devront supporter des efforts
Module d’Young en Flexion [MPa]La déformation du matériau soumis à une charge est fonction du module d’Young 14000 13000 12000 24000 La mesure informe sur la rigidité ou la souplesse du matériau(réalisée sur 1 m de bambou)
Energie de production (MJ/m3)Energie dépensée pour produire le matériau 30 80 80 240 Production et exploitation du matériau
Coefficient de Fail SafeExprime la capacité à supporter des contraintes accidentelles extérieures très fortes 50 20 20 10 Cela se situe par exemple au niveau des tremblements de terre

Source : CTBA et Sciences et avenir août 98

On remarquera que la résistance du bambou est principalement due à ses caractéristiques morphologiques, en effet l’épaisseur élevée de la paroi de ses cellules lui confère sa rigidité en traction axiale ; d’autre part la récolte du bambou se faisant sans sciage, juste une coupe et un transport, son énergie de production est très faible.

Les études effectuées sont nécessaires à l’éventuelle industrialisation du matériau, elles nous renseignent sur ses propriétés physiques, notamment les variabilités qui entrent en jeu dans la croissance du bambou.

Références Bibliographiques

1.  L. Beraldo  « Généralisation et optimisation de la fabrication d’un composite biomasse végétale-ciment à variations dimensionnelles limitées vis à vis des variations de l’humidité », Thèse soutenue le 20 juin 1994, Laboratoire du génie des procédés ENSTIB Université de Nancy I.

2.  R.Cabrillac (1992) : « Etude comparative des bétons de fibres métalliques, de verre et de bambou », Annales de l’ITBTP, n°504, pp 17-27,

3.  KG.Dahms (1995) : « Bambus : ein vielseitiger roh- und werktoff », Holtz-Zentralblatt, vol.121, n°6, pp.94-95,

4.  EWWBM, Encyclopedia of Wood and Wood Based Materials, Pergamon Press (1989) : « Bamboo », pp.19-26,

5.  D.Farelly (1988) : « The book of bamboo », Sierra Club Books, 2034 Fillmore Street,San Francisco , California 94115.

6.  P. François, P. Morlier (1993) : « Plasticité du bois en compression simple », . Matériaux et Techniques n° 12, 10 p,

7.  K.Ghavami (Nov.1988) : « Application of bamboo as a low-cost construction material », Proceedings of the Int’l Bamboo Workshop, 10p.,

8.  D. Guitard (1987) : « Mecanique du matériau bois et composites », Cepadues Editions.

9.  GRET (1986) : « Bambou-Caractéristiques physiques par rapport à la diffusion des produits de préservation », Groupes de recherches et d’échanges technologiques.

10.IL31 Bambus Bamboo (1992), Karl Krämer Verlag Stuttgart.

11.T.Itoh (1990) : « Lignification of bamboo during its growth », Holzforschung, vol.44, n°3.

12.JA.Jansen (1984) : « Better bamboo trusses », Bâtiment International, vol.17, n°11/12, pp.369-372,

13.JA.Jansen (1991) : « Mecanical properties of bamboo » Kluwer Academic publishers, London.

14.JA.Jansen (1995) : « Building whith bamboo » I.T.P. London.

15.ZH.Jian et YY.Ming (1990) : « Prospects for bamboo as a substitute for wood in Yunnan », Southwest Forestry College,

16.Langlais (1987) : « Bambou » Université de Paris VI, Ecole d’architecture de la Villette. Thèse soutenue le 20 juin 1984.

17.OH.Lopez (1981) : « Manual de construccion con bambu », Estudios Tecnicos Colombianos Ltda-Editores.

18.J.L. Kouyoumji, S. Périat (mars 1997) : « Potentialité du bambou dans le domaine de la construction » Newsletter n° 15, Belgian Bamboo Society, 7 p., fig., tabl. Antwerpen Belgique.

19.J.L. Kouyoumji, S. Périat (1994) : « Etude des potentialités du bambou en tant que matériau de structures legères », Laboratoire Matériaux et Sciences des Constructions, Université de Cergy-Pontoise. Mémoire de Travail de Fin d’Etudes.

20.W.Liese (1987) : « Research on bamboo », Wood Science and Technologie, n°3, pp.189-209,

21.T.Nomura et T.Yamada (1991) : « Growth of Moso Bamboo (Phyllostachys heterocycla) I. », Wood Research Institute, Kyoto University, Uji, Kyoto 611.

22.Z.Qisheng (1989) : « A study of bamboo plywood.III.Physical and mechanical performance for bamboo plywood », Journal of Nanjing Forestry University, vol.13, n°2, pp.13-18,

23.J.P. Roux, J.L. Kouyoumji, S. Périat (juin 1993) : « Structures Bambou », Laboratoire Matériaux et Sciences des Constructions, Université de Cergy-Pontoise. Mémoire de Travail de stage en laboratoire.

24.Sn. Sanyal, As. Gulati, Ak Khanduri (1988) : « Strenth properties and uses of bamboos » the Indian Foresters, Bamboo special, Vol. 114, n° 10.

25.F.Tamolang et al. (1980) : « Properties and utilization of Philippine erect bamboos », Forpride Digest, vol.9, n°3 et 4, pp.14-27,

26.H.Willeitner et Y.Chen (1985) : « Laborversuche zur fixierung eines ckasalzes in ginkgo, kiefer, buche und bambus », Holz Roh-Werkstoff, vol.43, n°11, pp.451-454,

27.M.Zhang et al. (1994) : « Production and properties of composite fiberboard », J.Wood Research, n°81, pp.31-33,

Le Bambou

Introduction

Le bambou est apparu il y a 250 millions d’années. Il fait partie de la très vaste famille des plantes graminées. Il s’agit d’une plante ligneuse géante, ou plutôt d’une herbe géante.

Le bambou compte entre 60 et 90 genres et de 1100 à 1700 variétés, on en rencontre de toutes les tailles (de 20 cm à plusieurs dizaines de mètres), de tous les diamètres (22 cm chez les espèces géantes, et des records allant jusqu’à 40 cm chez certaines espèces), de couleurs, formes et feuillages différents.

Croissance et Floraison du Bambou

Le bambou est constitué d’une tige très dure (appelée le chaume ou encore canne) et d’une partie souterraine (les rhizomes) d’où partent les racines. On distingue ensuite deux sortes de rhizomes :

  • Les rhizomes traçants qui s’étendent sur des centaines de mètres sous la surface de la terre et qui donnent naissance à de nombreux rejets alignés
  • Les cespiteux reliés entre eux et qui donnent individuellement des touffes de bambous

Il existe pour chacun de ces deux types huit autres types de rhizomes ; Ces types poussent différemment suivant le climat.

Les avantages des rhizomes :

  • Ils évitent les glissements de terrains et l’érosion du sol en le stabilisant
  • Ils redonnent rapidement une couche végétale sur le sol déboisé
  • Ils permettent d’aérer le sol avec son vaste réseau racinaire

Les rhizomes donnent naissance, dans les deux cas, à de jeunes pouces de forme conique très pointue (appelées les turions) qui sortent de terre directement à côté des chaumes existants. Ce phénomène se produit le plus souvent d’avril à fin juin, et parfois en juillet-août pour de rares espèces.

Les turions sont recouverts de gaines robustes qui les protègent des prédateurs et au sommet desquels se trouvent une languette ou encore des faisceaux de languettes. Quand la tige devient assez dure, les gaines tombent et on peut alors observer les nœuds rythmant régulièrement le chaume de bas en haut. Les chaumes ressemblent ainsi à des successions de tubes fermés car ils sont pour la plupart constitués d’une tige creuse et de nœuds pleins.

Les bambous poussent tous les ans par paliers successifs. Autrement dit, les pousses de l’année ne grandissent pas plus que la hauteur et le diamètre déterminés par leurs paliers.

Les jeunes pousses sortent donc de terre avec la force et la grosseur des pousses qui les précèdent et ainsi de suite jusqu’au dernier palier.

C’est pourquoi les bambous peuvent croître jusqu’à 1m20 par jour chez les espèces géantes qui atteignent ainsi leur taille adulte au bout de dix à douze jours ; record absolu en matière de croissance journalière.

Quant à la récolte du bambou, elle se fait au bout de 3 à 5 ans en moyenne lorsqu’il a atteint sa maturité (lignification des cellules).

D’autre part, des branches naissent au niveau des nœuds et comportent également des nœuds d’où partiront des feuilles. La durée de vie des feuilles atteint facilement un an, elles restent vertes toute l’année.

chimonobambusa quadrangularis

 

La floraison est unique et finale. C’est à dire qu’elle marque le déclin de la plante. En effet, le bambou a besoin de produire des graines pour perpétuer l’espèce, et cette formation de graines demande une énergie telle que le bambou meurt épuisé.

Cependant, il arrive que certaines variétés fleurissent exceptionnellement sans subir de dommage. La floraison se produit de façon irrégulière (entre 20 et 70 ans selon les espèces et annuelle pour de rares variétés) et simultanément sur les bambous de la même espèce suivant leur âge et leur situation géographique.

Ce qui nous conduit à un problème de reproduction ; en effet la floraison du bambou affaiblit ses rhizomes et ses racines jusqu’à les tuer. C’est un des talons d’Achille du bambou, puisqu’en plus de cela, sa floraison est aléatoire.

  1. Feuillages du Bambou

Les feuilles du bambou sont à première vue globalement identiques entre elles. Mais, en les observant de plus près on constate de nombreuses différences. Les feuilles sont constituées d’une gaine, d’une ligule et d’un limbe : de la gaine enroulée sur le rameau sort le limbe. Parfois, à ce point d’insertion, se forment des excroissances appelées oreillettes, porteuses de cils de longueurs variées.

Les principales formes de feuilles sont les suivantes :

La couleur des feuilles est également différente selon les espèces. Elles sont majoritairement vertes mais peuvent aussi prendre des teintes jaunes ou blanches en hiver ou même toute l’année.

Il faut noter que son feuillage est persistant au cours des saisons, mais les feuilles du bambou sont caduques ; cela ne se voit pas car ses feuilles se renouvellent en permanence. Les feuilles sèchent tombent au sol et forment un humus naturel.

Caractéristiques des Chaumes

Couleurs des Chaumes

Elles peuvent être uniformes ou variées au fil des nœuds.

Elles peuvent aussi changer selon les saisons : les chaumes de Semiarundinaria fastuosa vert et jaune deviennent rouge vif en automne.

Formes des Chaumes

Les bambous peuvent avoir des formes étranges :

D’autre part, les diamètres des chaumes varient beaucoup : pour la plus petite espèce le diamètre est de 5 mm (le sasa), et pour la plus grande elle est de 35 cm (sur l’Ile de la Réunion). Cette variation est très aléatoire suivant l’espèce, le sol, climat et le pays. C’est pourquoi il y a un fort besoin d’adaptabilité quand on passe à l’échelle de l’industrialisation.

Silhouettes du Bambou

La forme générale du bambou est différente d’une espèce à l’autre :

  • Port droit et élancé
  • Port droit et incliné
  • Port retombant ou en parapluie
  • Port touffu

Les hauteurs de bambou sont également très variées, en voici quelques exemples :

  • Bambou nain (Sasa pumila) a une hauteur de 30 à 80 cm
  • Arundinaria a une hauteur de 2 à 3 mètres
  • Phyllostachys humilis a une hauteur de 3 à 5 mètres
  • Seminiarundinaria fastuosa a une hauteur de 5 à 8 mètres
  • Phyllostachys bambusoïde sulfura a une hauteur de 8 à 10 mètres
  • Phyllostachys pubescens a une hauteur de 15 à 30 mètres

Où Pousse le Bambou ?

Le bambou est principalement cultivé et exploité en Asie mais également dans les régions tropicales d’Amérique (Floride, Amériques du sud et centrale), d’Afrique, d’Océanie et dans l’extrême nord de l’Australie (cf. Annexe B p26 et p27). On les trouve essentiellement sous les climats chauds et humides, mais certains s’accommodent aussi des températures fraîches, voire froides et tempérées (le bambou peut pousser à 3000 m d’altitude, le record se situe à 5000 m dans les Andes de Quito et les températures supportées vont de -25°C à +45°C).

Le bambou n’est pas apparu de manière naturelle en Europe, il a été importé. En France, il est arrivé dans la bambouseraie de Prafrance à Anduze, qui est aujourd’hui l’une des plus importantes d’Europe. La bambouseraie fut implantée en 1855 par P. Mazel.

BSInnovations :

Le mot de bienvenue du président,

Le bambou est un matériau de haute technologie à croissance rapide. Ses propriétés demeures méconnues bien qu’il ait trouvé un grand domaine de valorisation.

L’Asie a une tradition d’utilisation du bambou dans le domaine de l’artisanat, du design, des composites, de la construction, de l’énergie et de l’alimentation. Cette tradition depuis environ 30 ans s’est transformée en exploitation industrielle compétitive.

Ce succès, peut, facilement être reproduit, en Europe ou partout ailleurs en zone tempérée ou en zone tropicale. Il est basé sur une exploitation raisonnée de plantations, avec une chaine complète de transformation et de valorisation, des produits et des déchets.

Nous avons l’ambition de créer une telle filière de valorisation dans le sud de l’Europe.

Bambou Sciences et Innovation porte le projet de « filière bambou » et assiste toutes les initiatives visant à valoriser le matériau. Une partie de la connaissance sur le bambou est disponible sur notre site. Pour les informations précises, il est possible de nous contacter.

Bambou Sciences et Innovation BSInnovations est une association fondée en 2007, par Jean-Luc Kouyoumji, Ingénieur de recherche dans le domaine de la construction bois. BSInnovations a pour but de :

  • Promouvoir l’utilisation et le progrès technique du bambou dans les secteurs de :
      -La plantation
      -La récolte
      -Les applications dans le domaine de la construction, structure, charpente, menuiserie, panneaux
      -L’environnement
      -L’énergie
      -L’ameublement
  • Rassembler l’information sur le bambou, documents de vulgarisation, publications, articles scientifiques, rapports d’études, recueils et autres médiats,
  • Déployer les moyens de communication et d’information sur le bambou,
  • Piloter et Valoriser la Recherche,
  • Maintenir une veille technologique,
  • Participer à des actions d’Innovation,
  • Réaliser des transferts technologiques, de l’accompagnement technique,
  • Assurer des Formations,
  • Accomplir des missions de représentation,
  • Gérer les activités liées de l’association (administration, promotion,…),
  • Organiser, et le cas échéant promouvoir, des manifestations ou rassemblements,
  • Moyens mis en œuvre :
      -Information scientifique et technique
      -Savoir-faire et compétence à la disposition du grand public
      -Regroupement de documentations scientifiques et techniques sur le bambou et ses applications

BSInnovation regroupe 6 membres fondateurs, et fait aussi intervenir, si besoin, des consultants pour des compétences particulières. BSInnovation construit un réseau de personnalités pouvant aider au développement du bambou.

Aujourd’hui BSInnovation est animée par Josephine Capinding, administratrice de l’association.

De plus, le président de l’association, anime scientifiquement les activités. Actuellement, l’association est occupée à organiser des manifestations de communication et de montage de partenariats scientifiques avec des institutions universitaires et des centres de recherche ayant une compétence sur le bambou.

Domaine de compétence de Jean-Luc Kouyoumji président de BSInnovations :

Jean-Luc Kouyoumji, de 1997 à 2011, expert du FCBA, (Institut Technologique Forêt Cellulose Bois–Construction Ameublement), a acquis une compétence sur le matériau Bambou ainsi que pour le montage et la gestion de projet innovant. Il a étudié les applications à base de bambou au travers de son activité en recherche, notamment, pour les projets européens « Bamboo For Europe » et « Bamboo Thematic Network ». De plus, son activité en développement privé : projets de composites, panneaux, parquets, ameublement… a fait croître son expertise et son réseau international dans ce domaine. Ainsi, des échanges avec différentes l’Universités d’Asie, d’Amérique du sud et d’Europe ont eu lieu pour la conception d’une nouvelle gamme de produits. Et, depuis 2000, il a été identifié par INBAR (International Network for Bamboo and Rattan) comme partenaire Français pour le développement économique. Faisant suite à un voyage d’étude en Chine, dans la principale zone de production industrielle de bambou transformé, des Universités et Centre de recherche lui ont proposé de construire un partenariat scientifique.

First Bamboo Global Summit

 

 

 

Le premier Sommet Mondial du Bambou est prévu à Saigon (Ho Chi Minh ville) au Vietnam les 21 et 22 Avril 2014. Ce méga-événement est prévu pour fournir une plate-forme d’affaires, de commerce et de technologie où les principales sociétés en croissance, les entrepreneurs, les technocrates, les innovateurs, se rencontrent et explorent les pistes pour mener le bambou au grand public. Le sommet de deux jours permettra l’apprentissage intensif, le partage de l’information et la génération d’idées. Une rencontre d’investisseurs est également organisée pour attirer les investissements sur les futurs produits. Enfin, un concours sur l’emploi du bambou dans l’urbain, pour les bâtiments en élévation aura lieu, lors du sommet.

www.bamboosummit.com

Bamboo Global Summit short presentation:

The first Bamboo Global Summit is planned to be held at Saigon (Ho Chi Minh city) Vietnam form 21-22 April 2014. This mega event is planned to provide a business, trade and technology platform where leading growth firms, entrepreneurs, technocrats, innovators meet and explore avenues to take bamboo to the mainstream. The two days summit will bring intense learning, information sharing and ideas generation. An investment meet is also organized to attract investment in future products as well as an « urban bamboo » competition on high rise building will take place during the summit.

www.bamboosummit.com

第一屆全球竹高峰會

活動網址:http://www.bamboosummit.com/

第一屆全球竹高峰會預定於2014年4月21~22兩日於越南胡志明市舉行。這項大型活動的目的是提供商業、貿易和科技平台讓領導成長的公司、企業主、技術官員和創新者聚在一起,共同探索將竹子帶進主流市場的康莊大道。為期兩天的高峰會將為參加者帶來學習、資訊分享及想法激盪。當中亦規劃了一場投資會議,針對未來的產品吸引投資。一項名為「都市之竹」的高層建築競賽也將同時于高峰會期間舉行。